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Pascal Delenin

Blog de Pascal Delénin... mes petits post'it: voyages, recettes, découvertes, art de vivre, culture.

Publié le par DELENIN
Publié dans : #NORD

 

En 1929, Paul Cavrois riche industriel roubaisien ayant fait fortune dans le textile confie la conception de sa villa à l'architecte Robert Mallet-Stevens sur un terrain situé à Croix près de Lille.

Avec ses deux ailes se déployant sur une façade de 60 mètres de long de part et d'autre d'un corps central, elle est destinée à accueillir sa famille qui compte sept enfants.

La villa a été inaugurée trois ans après le début des travaux à l'occasion du mariage d'une des filles de la famille Cavrois en 1932.

Mallet-Stevens fait œuvre d'un projet global, d'une œuvre totale, concevant non seulement l'architecture du bâtiment mais également l'architecture intérieure et tout le mobilier. Dans un style Art Déco très abouti et d'une esthétique extrême il marie au béton armé et au métal les bois précieux ou exotiques (chêne, acajou, iroko, zingana au ton jaune clair à très nombreuses et fines veines sombres ) et les marbres (vert de Suède, Sienne). De larges baies vitrées assurent une grande luminosité à l'ensemble.

Mallet-Stevens pousse son « manifeste architectural » dans les moindres détails, comme par exemple avec le salon de jardin de la Villa. Celui-ci est constitué d'un ensemble de chaises et de fauteuils du modèle Tubor en métal, empilables et faciles à fabriquer, représentatifs des recherches de l'UAM (Union des Artistes Modernes) fondée par Mallet-Stevens en 1929. Ce mobilier rompt avec les meubles d'exception en pièces uniques faits sur mesure de l'intérieur de la villa.

On retrouve dans la villa Cavrois des éléments architecturaux déjà mis en œuvre par Mallet Stevens dans la Villa Noailles à Hyères quelques années auparavant (1923-1928) et dans la villa Paul Poiret à Mézy-sur-Seine (1921-1923).

VILLA CAVROIS - UN TEMOIN DE L'ART DECO
VILLA CAVROIS - UN TEMOIN DE L'ART DECOVILLA CAVROIS - UN TEMOIN DE L'ART DECO
VILLA CAVROIS - UN TEMOIN DE L'ART DECOVILLA CAVROIS - UN TEMOIN DE L'ART DECO

L'époque de la commande de la Villa Cavrois correspond également pour Mallet Stevens à la construction d'un ensemble d'immeubles dans une rue de Paris qui porte maintenant son nom. Dans leur conception (Villa des frères Martel, Villa Allatini, Villa Dreyfuss...) il développe des éléments architecturaux propres au «mouvement moderne» en terrasses et avancées que l'on retrouve dans la Villa Cavrois.

La villa dispose de 1840 m² de surface habitables et de 830 m² de terrasses agrémentées d'une pergola où le soleil joue avec les poutres de béton de la structure. Comme le hall central du rez de chaussée, cette terrasse permet de contempler la pièce d’eau de 70 mètres de long également restaurée dans la partie du parc qui a pu être préservée. La villa aurait été également pourvue à l'origine d'une piscine et d'une patinoire dont il ne reste plus de trace aujourd'hui.

Chaque pièce était dotée d'un haut parleur TSF, du téléphone et d'un éclairage électrique très étudié. Glacières électriques, aspirateurs et machines à laver complètent l'équipement. Des chauffe-peignoirs équipaient la très vaste salle de bain dont les robinets étaient alimentés en eau chaude, eau froide et tempérée.

Il a souvent été souligné que la décoration intérieure de la villa Cavrois maintenant restituée dans son état originel s'apparentait aux décors des films de Marcel l'Herbier dont Mallet Stevens a conçu les décors.

Cette superbe villa a connu un sort tragique. Elle est transformée en caserne après réquisition par l'armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale, et après guerre les Cavrois firent modifier l'aménagement intérieur par rapport aux plans d'origine de Mallet Stevens

VILLA CAVROIS - UN TEMOIN DE L'ART DECOVILLA CAVROIS - UN TEMOIN DE L'ART DECOVILLA CAVROIS - UN TEMOIN DE L'ART DECO

Au milieu des années 80 au décès de Madame Cavrois, la propriété est acquise par un promoteur immobilier, qui souhaite lotir le parc. Abandonnée, la villa connaît ses jours les plus sombres. Bien que classée au titre des monuments historiques en 1990, elle est totalement pillée, saccagée et transformée en squatt.

On mesure le chemin parcouru dans la renaissance de ce monument lorsque l'on visite la villa et tout particulièrement lorsque l'on voit une des pièces laissée à titre de témoin, qui montre l'état de délabrement qui était celui-de l'ensemble du bâtiment. Il ne reste alors rien de ce trésor de l'Art Déco … ou si peu. Les quelques fragments quasi archéologiques sont exposés dans le vaste sous-sol de la villa et témoignent du travail incroyable qui a été mené pour restaurer à l'identique cette villa et en faire à nouveau un chef d'oeuvre.

En 1990 naît fort heureusement une association de sauvegarde réunissant des personnes sensibles au destin de la villa qui œuvre en vue de sa sauvegarde après avoir réussi à en interdire le projet de démolition.

En 2001, l'État achète la villa et la partie du parc non lotie. D'importants travaux sont immédiatement engagés par la direction régionale des affaires culturelles – DRAC du Nord-Pas-de-Calais pour des travaux urgents de mise hors d'eau.

Sous la conduite de M. Goutal, architecte en chef des monuments historiques, le Centre des monuments nationaux poursuit la restauration du parc, entre janvier 2012 et avril 2013, et l'intérieur de la villa, entre 2012 et mi-2015. Les moindres témoins, fragments, archives et indices sont utilisés pour restituer la villa dans son état d'origine. L'ensemble de ces travaux est de 23 millions d'euros.

La villa est ouverte au public depuis juin 2015.

Que cet article puisse contribuer à donner au lecteur l'envie et la curiosité d'en faire la visite...

Texte et photos Pascal DELENIN

 

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Publié le par DELENIN

A l'ouest de Tournehem sur la Hem, au dessus du hameau de Guémy le mont Saint Louis est accessible par la route départementale 225, ou mieux par un circuit de randonnée de 7,5 km qui y conduit depuis Tournehem. Le long de la route, seul un parking attire à peine l'attention.
On est ici sur le dernier contrefort de l’Artois, en bordure de la plaine flandrienne. De là, par beau temps, s 'étale devant les yeux du visiteur un vaste panorama qui embrasse la plaine maritime. La via Francigena, itinéraire suivi par les pèlerins reliant Londres à Rome passe tout près. Sur ce mont crayeux qui culmine a 112 m d’altitude se situent les ruines de la chapelle Saint Louis. Elle fut édifiée à la fin du XV ème siècle dans le style gothique flamboyant par le grand Bâtard Antoine de Bourgogne seigneur de Tournehem. L'endroit est pittoresque et il s'en dégage un charme indéniable encore plus par mauvais temps quand les nuages sombres s'accrochent sur le mont, dans une ambiance que n'auraient pas reniée Hugo ou Chateaubriand.

Texte et photos Pascal DELENIN

 

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Publié le par DELENIN
Publié dans : #FRUITS, #CUISINE & VINS

 

 

Un plaisir inépuisable de l'été est de flâner sur les marchés. Odeurs et couleurs...la tomate est la reine des étals.

En voyant ces tomates mûres à point, brillantes, charnues  et sensuelles, j'ai en mémoire ce poème de Pablo Neruda, ode à la tomate... car ce fruit-légume mérite bien un poème lyrique, une ode...

 

es una roja
viscera,
un sol
fresco,
profundo,
inagotable,
llena las ensaladas
de Chile,
se casa alegremente
con la clara cebolla,
y para celebrarlo
se deja
caer
aceite,
hijo
esencial del olivo,
sobre sus hemisferios entreabiertos,
agrega
la pimienta
su fragancia,
la sal su magnetismo:
son las bodas
del día

Pablo Neruda, Odes élémentaires 1974

... c'est un rouge viscère, un soleil frais, profond, inépuisable...

TOMATES D'ETETOMATES D'ETE

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Publié le par DELENIN
Publié dans : #FRANCE
Barbizon

Entre 1830 et 1875, le petit village de Barbizon a été le principal lieu de résidence des peintres venus travailler en forêt de Fontainebleau à la recherche d’une nouvelle inspiration et peindre dans la nature « sur le motif ».

Ils résidaient à l’auberge Ganne, maintenant transformée en musée où sont exposées des œuvres de Théodore Rousseau, Jean François Millet, Narcisse Diaz de la Pena, Constant Troyon, Rosa Bonheur...

Les salles du rez de chaussée restituent l’atmosphère chaleureuse qui régnait dans ce lieu grâce aux meubles et aux décors peints par les artistes.

A l’étage, deux chambres-dortoirs ont été conservées dans leur état d’origine, avec les murs recouverts de dessins réalisés par les peintres à leur retour de forêt ou les jours de pluie.

A la sortie du village, dans le prolongement de la grande rue se trouve l’Allée aux Vaches qui s’ouvre en une belle perspective sur la forêt de Fontainebleau et où les artistes se dispersaient pour aller peindre.

Texte et photos P DELENIN

BarbizonBarbizonBarbizon
Barbizon

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Publié le par DELENIN
Publié dans : #FRUITS

Cerises charnues, juteuses et sucrées

leur goût est un délicieux péché.

billes à la couleur feu-empourpré

leur peau lisse a des reflets sombres et dorés,

parfois soulignée par une goutte de rosée

comme un doigt qu'une aiguille vient piquer

Petites billes croquantes couleur sang,

craquantes sous la dent

de ce moment d'émerveillement

je voudrais prolonger l'instant

Texte et photo Pascal DELENIN

 

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Publié le par DELENIN
Publié dans : #REPUBLIQUE TCHEQUE
Православная церковь Святых Петра и Павла

Православная церковь Святых Петра и Павла

Eglise des Saints Pierre et Paul de Karlovy Vary

Texte et photo Pascal DELENIN

Lorsque je rentre dans cette église seule une femme âgée emmitouflée dans son manteau et la tête couverte de son fichu est présente dans l’édifice. Avec foi, toute à ses dévotions, de façon répétée elle fait le signe de la croix avec application, puis une révérence jusqu’à terre et embrasse en s'inclinant les icônes sacrées.

L’église est située dans le parc thermal de Karlovy Vary. Construite dans le style russo-byzantin ses coupoles en forme de bulbes dorés et la décoration intérieure richement ornés d'icônes en font un édifice plus que remarquable.

Sa construction a été décidée en 1862 sous le patronage de la grande-duchesse Elena Pavlovna qui a ouvert la souscription aux dons pour son édification. L’église a été consacrée avec la bénédiction du métropolite de Saint-Pétersbourg et la pose de la première pierre a eu lieu en 1893. La fin des travaux qui furent l’œuvre de l'architecte G. Wiedermann de Františkovy Lázně date de 1897.

Sa restauration qui vient de se terminer a duré huit longues années. Les toits et les dômes ont été dorés avec soixante mille feuilles d’or. Le montant total consacré à la reconstruction de l’édifice a été trois millions d’euros, dont un million alloués par la Russie.

Un édifice à visiter hélas rapidement car une police municipale zélée empêche tout stationnement à proximité...

P. DELENIN

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Publié le par DELENIN
Publié dans : #CUISINE & VINS
Pignoletto

Ce vin a une belle couleur jaune paille avec des reflets verts et un parfum délicat, fruité, de fleurs intenses d'aubépine. Le goût sec, harmonieux, est délicatement aromatique, et le perlage est persistant (vin frizzante).

Ce vin est excellent en apéritif. Léger, il est parfait avec les entrées italiennes, le poisson, les légumes et les œufs. Il se marie bien avec les viandes blanches et les fromages frais dont il fait ressortir les caractéristiques. Il accompagne également merveilleusement les crustacés, et les fruits de mer et les calmars farcis.

Il faut le boire jeune, à une température de 8 à 10 ° C.

Merci à l’ami Jany de m’avoir fait découvrir ce vin sympathique comme lui l' amateur de Prosecco et de Spritz…

Texte et photo Pascal DELENIN

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Publié le par DELENIN

Voyager c’est d'abord faire ses valises et partir. Le voyage commence là.

Dans notre imaginaire le besoin de dépaysement n’est pas toujours facile à définir, et les envies de voyage sont parfois un peu confuses. Quelle est donc cette force irrésistible sourde et inconnue qui nous pousse à voyager, à rechercher ce désir d’exotisme….

Ce désir-là il faut le cultiver parce que c’est lui qui fait partir et pour partir bien, il faut d'abord bien rêver.

Voyager représente une expérience toute différente de celle de la routine de la vie quotidienne. Les choses futiles apparaissent sous leur jour véritable. C'est là l'intérêt.

Partir en voyage, c'est une parenthèse et c'est entretenir un autre rapport avec le temps. Ce qui compte vraiment, ce sont les moments où il ne se passe rien et où, indolent, on est simplement devenu familier avec un un lieu étranger et avec ceux qui y vivent.

Lorsque l’on est passé dans un endroit, le lieu devient un peu chez soi. Ce qui s'y passe intéresse davantage et ce qui arrive aux gens qui y vivent touche personnellement.

On perd son temps à noter chaque détail qui nous étonne et à prendre tout en photo. A travers ces clichés au retour on cherchera à retourner par la pensée à un endroit qui nous a charmés quelques heures ou quelques jours et on replongera dans les lieux que l'on a visité et les rencontres que l'on a faites.

Voyager nous amène à préciser nos choix, nos valeurs, nos priorités et nos motivations et en définitive notre identité.

Voyager nous permet de nous ouvrir, et peut être de toucher un peu à l’Universalité et finalement à nous-même.

Texte et photos Pascal DELENIN

Eloge du voyage

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Publié le par DELENIN
Publié dans : #NORMANDIE
Chateaubrilland

De lui Victor Hugo aurait écrit en 1816 : " Je veux être Chateaubriand ou rien ". Chateaubriand meurt à Paris le 4 juillet 1848. Selon ses dernières volontés il est enterré le 19 juillet, sur le rocher du Grand-Bé, dans la rade de Saint-Malo.

Près de sa tombe est posée une plaque sur le rocher :

"Un grand écrivain français

a voulu reposer ici

pour n'entendre que la mer et le vent.

Passant,

respecte sa dernière volonté"

ile du Grand Bé (Saint Malo) - Chateaubrillandile du Grand Bé (Saint Malo) - Chateaubrilland

ile du Grand Bé (Saint Malo) - Chateaubrilland

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Publié le par DELENIN
Publié dans : #NORMANDIE
Le Mont-Saint-Michel : entre mer, terre, ciel... et touristes japonais

Par Pascal DELENIN

C’est en hiver que le Mont se livre le mieux, hors de la foule déferlante et bruyante de l’été, quand il n'est fréquenté que par les cohortes de touristes japonais sérieux et disciplinés derrière leurs guides. Ils sont là pour profiter des quelques jours de congé de l'oshōgatsu ( お正月 = Nouvel An japonais). La visite est minutée, organisée au millimètre pour des groupes étonnamment silencieux. L’oreillette qui distille le commentaire est de rigueur chez ces processionnaires venus du pays du Soleil Levant. Les appareils photo numériques dernier cri mettent les images en boite. Tour du cloître "numérisé", "selfies" avec smartphone monté sur bras télescopique, et provision de cartes postales. Dans la navette qui nous fait quitter le Mont, pas un regard en arrière. Le Mont fait déjà partie du passé. Sur le parking, les autocars de tourisme font ronronner les moteurs pour un retour express à Paris, à moins d’un crochet par un château de la Loire ou Versailles…La France en trois jours.

Que retiendront-ils du Mont où Aubert évêque d’Avranches éleva le premier sanctuaire en 708 sur ce qui était alors le Mont Tombe après en avoir reçu l’ordre pendant son sommeil par l’archange Saint Michel.

Il y fait d’abord construire un oratoire modeste dont il reste comme seul vestige un mur visible dans l'une des salles de l'abbaye, puis il fait bâtir une petite église en 709.

En 966 une église préromane accueille une communauté de bénédictins.

C’est au XIème siècle que nait l’abbaye romane. Afin de s’adapter aux spécificités topographiques de ce rocher de granite, les architectes innovent en créant un système de cryptes terrasses pour porter les futurs bâtiments. Autour sont disposés les dortoirs, réfectoires, salles communes et l’aumônerie. Au XIIIème siècle, un incendie ravage l’abbaye et le village qui existe auprès d’elle.

Philippe Auguste décide alors de financer sa reconstruction dans le style gothique. Des bâtiments sont agrandis, de nouveaux sont créés pour constituer ce que les pèlerins appellent "La Merveille".

Le cloître de l'abbaye du Mont Saint Michel, datant du XIIIème siècle est une oeuvre architecturale exceptionnelle. Ce qui est particulièrement remarquable dans la construction de ce cloître c’est l’ensemble des fines colonnettes en marbre porphyroïde rouge bréchique organisées en quinconce et soutenant la voûte avec légèreté et élégance. Le lieu est magnifique, propice à la méditation et mérite qu'on s'y arrête longuement. C'est le luxe que je me suis accordé lors de ma visite.

La galerie nord et percée de baies donnant vue sur la mer dans la direction du Mont Tombelaine, l’autre îlot de la baie. A l'est s'ouvre une porte donnant accès au réfectoire.

Les moines s’y retrouvaient à chaque repas et mangeaient dans un silence absolu. Selon la règle de Saint-Benoît, seule la voix du moine chargé de lire les Evangiles rompait le silence à l'heure des repas.

Outre le Cloître et le Réfectoire, la Salle des Hôtes, l'Aumônerie, la Salle des Chevaliers et le Cellier constituent les autres éléments majeurs de la Merveille.

Au XIVème siècle des portes de défense, des fortifications et des remparts sont construits pour défendre le Mont. Au cours de la Guerre de Cent Ans, face aux troupes anglaises les moines défendent l’abbaye qui devient une place forte imprenable.

En 1434, les Anglais attaquent le Mont et parviennent à ouvrir une brèche dans le rempart et à entrer dans la ville. La contre-attaque est si puissante que les Anglais prennent la fuite, en abandonnant deux bombardes, calibre 380-420 dont une est encore située à la porte de l'avancée par laquelle on entre dans le Mont.

Louis XI se rend quatre fois au Mont et institue l'ordre des Chevaliers de Saint-Michel. C’est lui qui transforme l’abbaye en prison.

De 1792 à 1799, trois cents prêtres sont emprisonnés dans l'abbaye, puis ce sont des forçats qui y sont internés, jusqu'à sept cents en même temps avant que la prison ne soit fermée en 1863.

L'entretien des bâtiments est alors complètement délaissé. Hugo et Flaubert alertent Napoléon III pour que soit sauvé le Mont.

Victor Hugo avait visité le Mont en 1836: "À l'extérieur, le Mont-Saint-Michel apparaît de huit lieues en terre et de quinze en mer comme une chose sublime, une pyramide merveilleuse dont chaque assise est un rocher énorme façonné par l'océan..."

Le Mont Saint Michel est classé Monument Historique en 1862.

L'architecte Edouard Corroyer, élève de Viollet-le-Duc est nommé en 1878 pour entreprendre les travaux de restauration du Mont-Saint-Michel, sur lequel il publie plusieurs études, mais il est révoqué avant d'avoir pu achever son travail.

C’est cette rénovation qui donne au Mont l’aspect qu’on lui connait aujourd’hui avec sa flèche fine que supporte Saint Michel, et qui paraît avoir été toujours là.

Texte original et photos Pascal DELENIN (visite le 09 janvier 2015)

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