Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Pascal Delenin

Blog de Pascal Delénin... mes petits post'it: voyages, recettes, découvertes, art de vivre, culture.

Articles avec #dunkerque catégorie

Publié le par DELENIN
Publié dans : #DUNKERQUE

Par Pascal DELENIN

La Sandettie a été construite en 1947-48 aux chantiers du Havre et a cessé de fonctionner en 1989. Il a été le dernier des 16 bateaux-feux en service au large des côtes françaises pendant 126 ans. Dans le but d’améliorer la signalisation maritime dans les zones très fréquentées et où il était impossible de trouver une assise rocheuse pour y construire un phare, les ingénieurs des « Phares et Balises » décidèrent d’adopter une solution déjà pratiquée en Grande Bretagne en plaçant un phare sur un navire (light-ship).

Ces bateaux étaient mis au mouillage en mer, à proximité des hauts-fonds dangereux dont ils signalaient la présence.

Pendant 15 jours d’un voyage immobile et sans destination, 8 marins entretenaient le feu qui devait percer le brouillard et l’obscurité pour signaler les dangereux bancs de sable du Détroit du Pas de Calais. Facilement identifiable par sa couleur rouge La Sandettie maintenant fait face au musée portuaire de Dunkerque.

Texte et photos : Pascal DELENIN

Bateau-feu et marins de l’immobileBateau-feu et marins de l’immobile
Bateau-feu et marins de l’immobile

Voir les commentaires

Publié le par DELENIN
Publié dans : #DUNKERQUE

Par Pascal DELENIN

Ce trois-mâts, navire-école allemand long de 85 mètres construit en 1901 fut le premier d’une série de quatre voiliers lancés par la Deutscher Schulschiffverein. Baptisé « Grossherzogin Elisabeth » ce navire servit pendant 44 ans dans la marine de Guillaume II puis dans la Kriegsmarine et embarquait 180 à 200 élèves. Livré à la France en 1946 au titre des réparations de guerre et basé initialement à Lorient , ce bateau servit de logement pour les équipages de sous-marins. Dépouillé de son gréement , désarmé en 1959 il fut laissé à l’abandon avant d’être acquis par la ville de Dunkerque en 1980 où il arriva à l’état de simple coque dans un état très dégradé. Après des années d’un long travail de restauration il trône maintenant fièrement dans le bassin du port sur le quai de la Citadelle.

Texte et photos originales Pascal DELENIN

La Duchesse AnneLa Duchesse Anne

Voir les commentaires

Publié le par DELENIN
Publié dans : #DUNKERQUE
Les Bains Dunkerquois : un témoignage du style néo-mauresque dans le Nord

Construit en 1895 le bâtiment des «Bains Dunkerquois » avec sa façade décorée et sa coupole en bulbe est un beau représentant du style architectural néo mauresque très en vogue dans la seconde moitié du XIXème siècle.

A cette époque, qui était aussi celle du début des bains de mer, un souci d’hygiène publique conduisit la municipalité à décider la construction d’un établissement de bains populaires.

Le projet fut confié à trois architectes lillois, Albert Baert, Georges Boidin et Louis Gilquin.

Le lieu, initialement baptisé les « Bains Jean Bart » a abrité une école de natation couverte, des bains douches ainsi qu’un lavoir mais également un café-restaurant dont la gestion se révéla rapidement déficitaire, sans oublier un salon de coiffure et une salle d’escrime.

Les baies aux arcs outrepassés et la « façade aux lions » aux mosaïques d’inspiration byzantine donnent tous son cachet au bâtiment classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1982.

Les dégâts occasionnés par la Première Guerre Mondiale conduisirent à la fermeture des Bains en 1921, jusqu’à ce que la ville de Dunkerque engage des travaux de rénovation dont la construction d’une nouvelle chaufferie.

L’établissement est à nouveau durement touché par les bombardements pendant la seconde guerre mondiale. Le bulbe surmontant l’entrée, la cheminée de la chaufferie en forme de minaret aux briques polychromes en torsade ainsi que les deux colonnes sur l’angle à pan coupé sont détruits de même que certains éléments décoratifs.

La réouverture des Bains attendra jusqu’en 1953... mais l’établissement est fermé à nouveau en 1956-57 puis en 1959 pour la remise en état du petit bassin.

Fermés définitivement en 1975, du fait de leur vétusté, les «Bains Dunkerquois» ont néanmoins résisté à l’épreuve du temps. Pourtant leur démolition avait été évoquée au début des années 1980, à l’occasion d’un projet d’agrandissement de la sous-préfecture qui jouxte l’édifice.

Le bulbe a été restitué à l’identique lors de la restauration extérieure du bâtiment réalisée en 2010 et dont les travaux ont été financés en partie par la Fondation du Patrimoine.

Dans une ville vouée à la reconstruction des années 50, les « Bains Dunkerquois » restent un témoignage d’une époque révolue et un des rares bâtiments publics d’avant-guerre.

Texte et Photo couleurs Pascal DELENIN - Cartes postales anciennes anonymes

Les Bains Dunkerquois : un témoignage du style néo-mauresque dans le Nord
Les Bains Dunkerquois : un témoignage du style néo-mauresque dans le Nord
Les Bains Dunkerquois : un témoignage du style néo-mauresque dans le Nord Les Bains Dunkerquois : un témoignage du style néo-mauresque dans le Nord Les Bains Dunkerquois : un témoignage du style néo-mauresque dans le Nord

Voir les commentaires

Publié le par DELENIN
Publié dans : #DUNKERQUE
 ISBAS RUSSES A DUNKERQUE …?  Русский хижина … ?

Bonjour… je m’appelle Pascal DELENIN et aujourd’hui je vais vous emmener en Russie… enfin presque.

Les trois belles villas de bois qui figurent dans cet article font immédiatement penser à des isbas nichées au cœur de la forêt russe…

Pourtant … nous sommes en France et plus précisément à … Dunkerque !

Dunkerque a toujours été une place militaire stratégique. Depuis le milieu du XIXème siècle et jusque dans les années 1920 un décret dit de « non aedificandi » interdisait toute construction en dur à proximité des fortifications de la ville. Dans ce périmètre n’étaient autorisées que des constructions en bois sur soubassement en brique. Elles devaient pouvoir être démontées rapidement pour créer un no man’s land autour de la ville en cas d’attaque.

Ceci a eu des incidences sur la construction urbaine et de nombreuses maisons et villas de bois témoignent de l’adaptation de l’architecture locale à cette contrainte.

A la fin du XIXème et au début du XXème siècle, près de Dunkerque, Malo les Bains, la « Reine des plages du Nord » est devenu le lieu de villégiature prisé par la bourgeoisie lilloise comme en témoignent les villas « Art Nouveau » qui se dressent sur la digue de front de mer. Par contre, un peu en retrait, dans le quartier de Rosendael, le style de ces villas en bois rappelle les maisons scandinaves ou russes.

Situé sur la Mer du Nord, Dunkerque était par ailleurs le premier port français d'importation des bois résineux scandinaves utilisés pour l’ossature et les murs extérieurs. Il s’agissait d’un bois dont la croissance lente sous climat froid donnait un grain serré. Le châtaigner était réservé à l’intérieur posé en lattis qui supportait un enduit de plâtre. La présence de charpentiers de marine a fourni le savoir-faire nécessaire à la mise en oeuvre de ces constructions en bois.

Aujourd'hui, les villas Myosotis, Ziegler et la villa Moscovite sont les témoins rares mais superbes cette époque. Deux d’entre-elles sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Parallèlement à la construction de ces villas, d’autres habitations aux bardages de bois sur un ou deux niveaux, plus modestes sont alors construites sur le secteur de Rosendael constituant un véritable quartier où se côtoyaient pêcheurs, petits commerçants et maraîchers. Là aussi seules quelques-unes ont résisté à la guerre et aux rénovations faisant fi du passé.

Elles ont conservé leur bardage à clins, posé horizontalement et rehaussé des couleurs typiques du bord de mer avec des façades claires et des menuiseries et des détails de teintes plus soutenues. Les façades s’ornent de bow-windows, d’oriels, de balcons qui leur donnent leur charme si particulier.

Villa Myosotis

Réalisée en 1894 pour un riche négociant, elle a été sauvée de la démolition au milieu des années 1980. Elle est entièrement réalisée en bois résineux importé de Norvège ou de Russie. Cette maison à deux étages se caractérise par son élégance, sa légèreté et son originalité. Elle offre à la vue ses nombreux motifs décoratifs. Elle a obtenu le premier prix d’honneur au concours d’architecture de Paris en 1900. A l’origine, elle était implantée au centre d’un parc avec un kiosque et une pièce d’eau.

La villa est la propriété de la ville de Dunkerque depuis 1990 et a été rénovée en 1993. Elle est protégée au titre des Monuments historiques.•

Villa Ziegler

Construite en 1881, la Villa Ziegler est une des dernières Villas de Bois en parfait état de Malo-les-Bains. L’ensemble de la construction se développe sur trois niveaux reliés par une tour d’escalier polygonale est composée de quatre corps de bâtiment. L’ensemble fait environ 200 mètres carrés.

Ses toits et pignons pointus, son balcon, ses logettes et bois ajourés lui donnent tout son charme.

Au début du siècle dernier cette maison appartenait à un important négociant. La villa a été achetée par la Communauté urbaine de Dunkerque en 1970 et a été rétrocédée à la ville de Dunkerque en 1990. Elle a été rénovée en 1996 pour accueillir La Maison de l'environnement.

Villa Moscovite

Construite en 1913 pour le compte d’un notable de Malo-les-Bains, cette villa à l’architecture atypique doit son charme insolite à son allure de « datcha » russe qui lui a donné son patronyme de villa Moscovite comme le rappelle un cartouche au-dessus de la porte d’entrée. Le temps était alors celui de l’amitié franco-russe et le tsar Nicolas II était venu en personne quelques années auparavant assister à l’inauguration de l’hôtel de ville de Dunkerque. Cette demeure a le charme incontestable d’un petit château de bois du début du XXème siècle.

Elle disposait à l’origine d’un vaste parc orné de statues et de jets d’eau. La maison a été agrandie entre les deux guerres en respectant le style de la construction.

Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1988. Elle est propriété privée.

Texte et photos Pascal DELENIN

Villa Ziegler et villa Moscovite : patrimoine des maisons en bois de Dunkerque.Villa Ziegler et villa Moscovite : patrimoine des maisons en bois de Dunkerque.

Villa Ziegler et villa Moscovite : patrimoine des maisons en bois de Dunkerque.

Voir les commentaires

Publié le par DELENIN
Publié dans : #DUNKERQUE
Le Quartier « Excentric »  un témoin du Style Art Déco à Dunkerque

A Rosendael s’éleva dans les années 1930 un quartier à l’architecture moderne, le quartier «Excentric», dont la construction est due à l’entrepreneur et maçon François Reynaert.

Ce quartier de Dunkerque, peu connu, offre un caractère poétique et singulier. Son nom, Excentric , a une double signification car si le quartier est excentré par rapport au centre de Rosendael, à la limite de Dunkerque, il veut aussi dire original, et il l’est en effet.

Reynaert commença son projet en 1927 en construisant sa propre villa sur des terrains maraîchers. Cette maison, qu’il baptisa «l’Escargot » portait déjà les traits de l’architecture modern’style. Elle est aussi l’image symbolique de celui qui construit et porte sa propre maison. Il édifia ensuite une autre villa qu’il appela «Rose Thé», en hommage à une chanteuse.

Reynaert répondant au goût de l’époque utilisait des matériaux nouveaux tels que plates-formes en béton et linteaux métalliques, proposant des villas qui correspondaient aux attentes des clients. Devant le succès, Reynaert dut en construire d’autres pour satisfaire la demande. Ainsi débuta son projet de lotir l’ensemble du terrain qu’il avait acquis, pour y édifier un groupe d’habitations modernes dont l’orientation et la disposition privilégiaient au maximum l’air et la lumière. Ainsi virent le jour les villas « les Eglantines», « les Cigognes », et « les Disques ». Le quartier Excentric fut alors élevé au rang de paroisse.

La villa « le Pylône », mérite qu’on s’y attarde car elle représente un témoin discret du «style paquebot».

Présent dans l'architecture, mais aussi dans l'électroménager et le mobilier d’intérieur, ce style auquel on peut rattacher cette villa, fait son apparition dans le mouvement Art déco des années 20 pour atteindre son sommet en 1937. C’est l’époque où Reynaert construit ses maisons à Rosendael. Le «style paquebot» emprunte aux superbes navires transatlantiques de cette époque et puise son inspiration dans l’esprit nautique d’avant-guerre, avec des hublots, des balustrades, des lignes s'étirant à l'horizontale, des axes symétriques, mais aussi des formes arrondies incurvées et fluides comme celles d'un bateau qui caractérisent ce style.

Texte et photos Pascal DELENIN.

Quartier "Excentric" Dunkerque Quartier "Excentric" Dunkerque Quartier "Excentric" Dunkerque

Quartier "Excentric" Dunkerque

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog